La version actuelle de Carlos Alcaraz présente un contraste marqué avec son moi antérieur, incarnant un concurrent plus cohérent et plus mature. Après sa sortie prématurée à Miami en mars 2025, la sensation espagnole a disputé de manière remarquable onze finales sur douze possibles, témoignant de son niveau de performance élevé et soutenu.

À peine deux semaines après son triomphe monumental à l’Open d’Australie, où il a inscrit son nom dans l’histoire en tant que plus jeune joueur à réaliser un Grand Chelem en carrière, le joueur classé numéro un mondial est prêt pour un retour rapide à la compétition. Il n’est pas seul dans cette démarche, car le numéro deux mondial effectue également son retour. La scène de ce retour de haut niveau est fixée sur le tournoi ATP 500 exigeant de Doha.

Un début prudent pour les Titans

Malgré le tirage du tournoi alimentant l’anticipation d’une éventuelle finale Alcaraz-Sinner—qui marquerait le 17e chapitre dans la nouvelle rivalité classique en plein essor du tennis—les deux athlètes abordent leurs premiers matchs avec une prudence marquée, refusant de vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué. Carlos Alcaraz doit commencer sa campagne mardi contre le formidable Arthur Rinderknech. Son rival, Jannik Sinner, entrera en lice un jour plus tôt, affrontant Tomas Machac lundi. Ces premiers défis difficiles soulignent le niveau de compétition rigoureux de l’événement.

Le chemin vers une finale de rêve est semé d’obstacles potentiels, une réalité dont les deux joueurs sont pleinement conscients. Alcaraz a connu un revers dans ce même tournoi l’année dernière, s’inclinant en quarts de finale. Ce souvenir, associé à la difficulté inhérente de leurs adversaires de premier tour respectifs, garantit qu’aucun des deux champions ne prend rien pour acquis alors qu’ils naviguent dans les premiers stades à Doha.