Bodo/Glimt a récemment démontré qu’il y a une place dans la Ligue des Champions pour les clubs en dehors des puissances traditionnelles du football européen, sans diminuer le prestige du tournoi. Leurs quatre derniers résultats incluent un match nul contre Dortmund et des victoires sur Manchester City, Atlético Madrid et Inter Milan — la dernière victoire ayant eu lieu dans la capitale espagnole, une réussite remarquable en soi.
Un petit village avec un grand impact
Situé juste au nord du Cercle Arctique, la ville de Bodo, avec une population modeste de 53 000, accueille Bodo/Glimt, un club dont les installations et les ressources contrastent fortement avec celles de l’élite européenne. Leur stade accueille à peine 8 270 spectateurs, bien qu’il y ait des plans pour l’étendre à une capacité de 10 000. Sur le plan financier, le club fonctionne avec un budget légèrement supérieur à 60 millions d’euros, une augmentation significative par rapport à seulement quatre millions il y a moins de dix ans. L’effectif lui-même est principalement composé de talents locaux, avec 19 sur 27 joueurs nés en Norvège, et seulement quatre d’entre eux ayant des sélections internationales.
Leur ascension est d’autant plus impressionnante que la situation du club était précaire il y a seulement quinze ans, lorsqu’il flirtait avec la faillite. Les supporters se sont mobilisés, lançant des campagnes de collecte de fonds qui ont joué un rôle crucial dans la stabilisation des finances du club et la sécurisation de sa survie.