Le stade Metropolitano a été témoin d’une nuit de profonde désorientation pour Flick et son équipe du Barça. L’entraîneur allemand, s’écartant radicalement des approches tactiques qui ont forgé sa réputation, a opté pour une stratégie de recul, déployant Casadó en tant que milieu défensif. Cette décision n’a pas permis d’obtenir une possession significative ni une solidité défensive, laissant l’équipe sans ancrage et vulnérable.
Dès le départ, le match a été marqué par des erreurs individuelles qui ont aggravé la faiblesse collective. Une erreur inexplicable du gardien Joan García a donné le ton, un incident qui semblait déstabiliser la confiance de l’équipe. L’apogée de cet effondrement défensif a été l’expulsion tardive du défenseur Eric, scellant une performance dépourvue de discipline ou de contrôle.
Une masterclass des hôtes
En contraste marqué, Simeone et l’Atlético de Madrid ont livré une performance impressionnante, une véritable masterclass d’agression contrôlée et de précision tactique. Le moteur du milieu, Koke, a dicté le rythme avec autorité, tandis que Griezmann a apporté la menace créative et de but qui a constamment perforé les lignes désorganisées du Barça. Le cœur de l’effort colchonero a cependant été incarné par Giuliano, dont l’exécution sublime au centre du terrain a été essentielle pour submerger les visiteurs.
Ce résultat représente un coup dur pour les champions en titre, qui n’avaient pas connu un revers d’une telle ampleur depuis l’arrivée de Flick sur le banc. La performance à Madrid a mis en évidence un manuel complet de faiblesses qui dépassent largement le contexte d’une seule mauvaise performance. Les problèmes présentés—mauvaise lecture tactique, erreurs individuelles et manque de résilience compétitive—suggèrent des préoccupations systémiques plus profondes.
L’image d’être ” écrasé par une remorque “, comme capturé dans la suite, est une métaphore appropriée pour l’ampleur de la défaite. C’était une performance si fondamentalement défaillante que la conscience de sa nature catastrophique a probablement frappé l’équipe bien avant le coup de sifflet final, peut-être même lors de leur préparation dans le vestiaire, pour ne voir que leurs peurs se matérialiser sur le terrain.