Le affrontement entre l’approche rapide et intense de l’Atlético et la stratégie soigneusement élaborée de Manolo González, qui reposait sur une cuisson lente d’une défense à cinq, s’est déroulé d’une manière que personne n’avait anticipée. Le plan, conçu pour mettre en avant la patience et la résilience, a été rapidement compromis dès les premières minutes du match.

Dans le vestiaire Metropolitano, Calero a galvanisé ses coéquipiers avec l’appel, « Les premières minutes, les gars ! » pleinement conscient de l’assaut féroce que l’Atlético était sur le point de lancer. Leur intention était claire : régler rapidement le jeu, leur permettant ainsi de concentrer leurs efforts ultérieurs sur leur prochaine rencontre avec Brujas. Ce style de jeu « fast-food » devait entrer en collision avec la configuration défensive « mijotée » que Manolo González espérait servir comme plat principal.

Déroulement inattendu dans les premières minutes

Contrairement aux attentes, c’est l’équipe Espanyol qui a pris l’initiative lors de ces minutes critiques. Avec Dolan fendillant la ligne comme une dague et Jofre profitant d’un rebond fortuit, Espanyol a rapidement perturbé le rythme de l’Atlético. La menace s’est intensifiée lorsqu’un tir puissant d’Espanyol a effleuré le poteau droit d’Oblak, manquant de peu ce qui aurait pu être un second but.

Cette domination précoce d’Espanyol, en contraste frappant avec le plan tactique des deux équipes, soulignait l’imprévisibilité de la rencontre. Malgré l’intention agressive de l’Atlético d’imposer une résolution rapide, la phase initiale a révélé des vulnérabilités, remettant en question les suppositions d’avant-match concernant le contrôle et le tempo.