Le paysage financier du football professionnel féminin a connu une transformation profonde en 2025, avec des clubs faisant preuve d’un investissement sans précédent dans l’acquisition de joueuses. Selon le dernier Rapport Global sur les Transferts de la FIFA, la dépense totale en transferts internationaux a atteint un montant remarquable de 28,6 millions de dollars. Ce chiffre, représentant les frais pour un total de 2 440 mouvements de joueuses, souligne une période d’activité de marché agressive et une confiance commerciale croissante dans le football féminin.
En analysant les statistiques, on découvre l’ampleur de cette croissance. Si le nombre de transferts internationaux a augmenté de manière solide de 6,3 % par rapport à l’année précédente, la dépense financière a connu une hausse vertigineuse de 83,6 %. Cette augmentation spectaculaire des dépenses devient encore plus significative lorsqu’on considère que les données ne couvrent que les transactions transfrontalières, en excluant l’activité financière importante au sein des ligues nationales.
Les clubs anglais dominent les dépenses alors que Chelsea mène la course
Les nations ont rivalisé pour la suprématie sur ce marché en plein essor, mais une domination financière était sans équivoque. Les clubs d’Angleterre sont apparus comme les plus grands dépensiers, déployant un colossal 11 millions de dollars en frais de transfert tout au long de l’année. Ce flux financier contrastait fortement avec leurs revenus provenant des ventes de joueuses, qui s’élevaient à 2,1 millions de dollars, mettant en évidence une stratégie d’investissement net axée sur le renforcement des effectifs avec des talents internationaux.
Au premier plan de cette frénésie d’achats anglaise se trouvait Chelsea, le club identifié comme le plus grand dépensier mondial en 2025. Leur stratégie ambitieuse était illustrée par des signatures de haut niveau telles que Alyssa Thompson, qu’ils ont recrutée depuis Angel City. Cette acquisition, parmi d’autres, a consolidé l’engagement de Chelsea à constituer une équipe de classe mondiale et reflète la tendance plus large des clubs d’élite à consacrer des ressources importantes pour rivaliser au plus haut niveau.
Le rapport, publié par FIFA, dresse un tableau clair d’un sport entrant dans une nouvelle ère économique. Les sommes record et l’investissement concentré des principales nations du football annoncent un changement décisif, où le marché des transferts féminins évolue rapidement d’une activité périphérique à un pilier central de la stratégie des clubs et du commerce mondial du football.