iSport News

L’essence du Real Valladolid peut être résumée par une métaphore tirée d’une figure historique dont l’histoire résonne avec la situation actuelle du club. Cette équipe semble placer ses espoirs sur une intervention miraculeuse, semblable à attendre la descente du Saint-Esprit du ciel pour délivrer le salut.

L’origine de ‘Faire le Don Tancredo’ et sa réflexion dans le football

Tancredo López, un novice torero valencien du fin du XIXe siècle, introduisit une tactique particulière en 1899 : vêtu entièrement de blanc, il montait sur un piédestal dans l’arène et restait immobile. Son objectif était de tromper le taureau en charge en lui faisant percevoir qu’il était une statue, évitant ainsi une attaque. Cet acte audacieux donna naissance à l’expression durable ‘faire le Don Tancredo’, qui désigne aujourd’hui les individus qui, face à une crise, optent pour la passivité — croisant les bras et évitant la responsabilité — en attendant que le problème se résolve de lui-même ou qu’ils restent indemnes.

Cette expression caractérise à merveille l’état actuel du Real Valladolid. La stratégie du club, ou plutôt son absence, suggère une dépendance au destin plutôt qu’à des mesures proactives. Une attitude illustrée par leur calendrier à venir, comprenant deux matchs contre l’équipe classée dernière du championnat en seulement trois semaines. Malgré cette programmation apparemment favorable, l’équipe a constamment livré certaines de ses performances les plus médiocres.

Dans ce contexte, la métaphore de ‘faire le Don Tancredo’ devient une critique acerbe de l’inertie du club. Plutôt que d’affronter les défis de front, Real Valladolid semble adopter une posture d’immobilité, espérant que des forces extérieures interviendront pour éviter la catastrophe.

News iSport