La Fédération Internationale de Football Association (FIFA) a récemment annoncé le début de la vente des billets pour les matchs de barrage de qualification au Mondial, malgré le tumulte violent qui a secoué le Mexique ces dernières semaines. Cette montée de l’agitation a suscité de vives préoccupations en matière de sécurité parmi les équipes nationales participantes.

Ces rencontres décisives se dérouleront dans les villes mexicaines de Guadalajara et Monterrey les 26 mars et 31 mars, respectivement, mettant en compétition six nations pour décrocher les deux dernières places pour le Mondial. L’incertitude entourant le sort de ces rencontres avait jeté un doute sur leur maintien au Mexique, avec des spéculations croissantes sur un éventuel déplacement des matchs vers un autre pays. Néanmoins, la FIFA a démenti ces rumeurs en affirmant son engagement à respecter le plan initial, mettant les billets en vente au public.

Préoccupations de sécurité et structure de la compétition

La stratégie de tarification des billets a surpris de nombreux observateurs, car la FIFA a fixé les prix à partir de moins de 17 €, un chiffre remarquablement modeste comparé au coût moyen des matchs de la Coupe du Monde, qui peut atteindre 200 €. Cette approche tarifaire semble viser à encourager la présence des fans malgré l’instabilité ambiante.

Les barrages de qualification sont divisés en deux parcours distincts : le premier comprend les équipes nationales de Nouvelle-Calédonie, Jamaïque et République démocratique du Congo, tandis que le second inclut Bolivie, Suriname et Irak. Les équipes victorieuses de chaque groupe affronteront la France lors de la phase de groupes du Mondial le 22 juin.

Au milieu de ces préparatifs, une anxiété importante prévaut, notamment parmi le contingent congolais, qui a officiellement demandé des garanties supplémentaires en matière de sécurité pour les matchs à Guadalajara. De plus, des doutes subsistent quant à la faisabilité du déplacement de l’équipe irakienne vers le Mexique, compte tenu des défis géopolitiques et sécuritaires actuels au Moyen-Orient.

Malgré l’assassinat récent d’un puissant chef de cartel de la drogue et l’intensification des incidents violents, le président de la FIFA Gianni Infantino a rassuré publiquement les parties prenantes, affirmant que “tout se passe bien et que ce sera magnifique.” En écho à cette confiance, la présidente mexicaine Claudia Sheinbaum a souligné que “la sécurité est entièrement garantie” pour les spectateurs comme pour les athlètes, citant l’organisation réussie d’un grand événement UFC à Mexico plus tôt cette semaine, sans incidents notables.