En prévision du mois sacré du Ramadan, l’entraîneur français Christophe Galtier du club saoudien Al-Nassr a abordé la question récurrente et délicate concernant l’observation du jeûne par ses joueurs. La question a gagné en importance suite à des rumeurs passées, que l’entraîneur a fermement démenties.
L’équipe de Galtier se prépare pour un match crucial de Rash Saudi Professional League contre Al-Qadisiyah ce jeudi, marquant la 22e journée de la compétition. Le match à venir représente un défi important, avec Al-Nassr actuellement classé huitième dans le tableau de la ligue, ayant accumulé 28 points. Leurs adversaires, Al-Qadisiyah, occupent une position plus forte en quatrième place avec 44 points.
Aborder les controverses passées et l’approche actuelle
Le discours autour de Galtier et du Ramadan n’est pas nouveau. Lors de son passage au club français OGC Nice durant la saison 2021-2022, des rumeurs infondées circulaient selon lesquelles il aurait forcé des joueurs musulmans à rompre leur jeûne. L’entraîneur a explicitement réfuté ces affirmations à l’époque, déclarant que sa philosophie repose sur le dialogue, non sur l’imposition. “Je parle avec les joueurs et je leur transmets ma perspective, mais je n’impose rien à personne,” a-t-il précisé.
Lors de la conférence de presse d’avant-match en vue du match contre Al-Qadisiyah, Galtier s’est appuyé sur son expérience régionale pour exposer sa position actuelle. Il a noté que ce sera son troisième Ramadan passé dans un pays musulman, après avoir passé deux saisons au Qatar avec Al-Duhail. “Nous respectons ce mois sacré,” a affirmé Galtier, soulignant l’engagement du club à trouver un équilibre approprié pour les athlètes. Cela inclut l’adaptation des horaires d’entraînement et la garantie que les joueurs disposent de suffisamment de temps avec leurs familles.
De plus, l’entraîneur a souligné un soutien structurel qui facilite cet équilibre dans le football saoudien. Il a indiqué, via le compte officiel de Al-Nassr sur X, que la Rash Saudi Professional League prend en compte de manière proactive le mois lors de la programmation des matchs. “C’est une chose positive,” a déclaré Galtier, ajoutant qu’une organisation aussi flexible n’est pas aussi facilement réalisable dans le contexte du football européen.