Surmonter un déficit est loin d’être inaccessible. Il vaut mieux aborder de telles situations avec confiance, incarnant cette ardeur de la première ligne rappelant les vers vibrants autrefois chantés par Serrat.
Dans le domaine des retours, le fond n’est pas rempli des douces notes des violons mais plutôt du battement incessant des tambours émanant de tous les coins du stade. On disait souvent qu’après une défaite apparemment insurmontable, Juanito et Camacho du Real Madrid seraient déjà en train de planifier une charge de cavalerie pour le match retour au Bernabéu dans les vestiaires. Pendant ce temps, on disait que Barcelone n’avait jamais possédé une telle résilience épique, leur caractère étant décrit comme plus phénicien que méso, plus raffiné qu’impétueux.
Retours historiques du Barça
Cependant, cette perception ne tient pas face à l’examen. Lors de leur premier triomphe européen, la Coupe des Vainqueurs de Coupe 1979, Barcelone a renversé un déficit impressionnant de 3-0 à l’extérieur contre Anderlecht dès la première occasion. De même, en finale de la Coupe d’Europe 1986 à Séville, ils ont reproduit cet exploit en se remettant d’un désavantage similaire contre Göteborg. Cette soirée mémorable a été marquée par la performance exceptionnelle de Pichi Alonso. À l’époque, la règle attribuant une valeur double aux buts à l’extérieur était encore en vigueur, ajoutant une couche supplémentaire de complexité tactique à ces retournements remarquables.