Le footballeur marocain Achraf Hakimi se retrouve sous un examen minutieux alors que sa prétendue implication dans une affaire criminelle grave a atteint la salle d’audience. L’ancien arrière droit de l’Inter Milan, actuellement joueur du Paris Saint-Germain, a été renvoyé en procès mardi dernier concernant des accusations d’agression sexuelle. Ce développement coïncide avec la qualification du PSG pour les huitièmes de finale de la Ligue des Champions de l’UEFA, obtenue après leur récente victoire contre Monaco.

Dans un rare aperçu de la perspective de la défense, l’avocate de Hakimi, Fanny Collin, s’est exprimée exclusivement à BFM TV, révélant des éléments clés de l’enquête en cours. Selon Collin, le récit de Hakimi, étayé par des preuves concrètes dans le dossier, détaillait une relation qui a commencé par des messages Instagram s’étendant sur une période de trois semaines à un mois. Les deux parties avaient convenu de se rencontrer, Hakimi proposant à plusieurs reprises de se retrouver dans un restaurant avec des amis, propositions qui ont été systématiquement refusées par la femme.

Dévoilement par la défense de détails clés et procédures judiciaires

Finalement, la rencontre a eu lieu au domicile de Hakimi, comme l’a organisé la femme elle-même, le footballeur suggérant la possibilité d’une rencontre en extérieur. Les deux ont passé environ une heure ensemble dans une atmosphère dépourvue de toute tension ou conflit. La soirée s’est terminée de manière amiable, Hakimi accompagnant la femme jusqu’à la porte avant de se séparer, selon le récit de Collin.

Alors que Hakimi et la plaignante se préparent à comparaître devant la cour d’appel — et potentiellement lors d’une audience de première instance — plusieurs points litigieux ont émergé du côté de la défense. Collin a vivement critiqué la conduite de la femme tout au long de l’enquête, affirmant que Hakimi n’a en aucun cas entravé la justice. Elle a souligné que Hakimi a pleinement coopéré en demandant à être entendu, en acceptant une confrontation avec l’accusatrice, en fournissant un échantillon ADN, et en partageant volontairement son numéro de téléphone.

Inversement, les actions de la plaignante ont été décrites comme obstructives, avec un refus de subir des examens médicaux disponibles qui auraient pu corroborer son récit si celui-ci était véridique. De plus, elle a refusé de divulguer l’identité d’un témoin crucial qui avait dîné avec elle avant de rendre visite à Hakimi et avec qui elle a échangé de nombreux messages prétendument décrivant un stratagème pour frauder le footballeur.

Collin a en outre précisé qu’aucun d’em, ni elle ni Hakimi, n’a écrit ces messages, ni tenté de les dissimuler aux autorités judiciaires. Néanmoins, la femme refuse obstinément de remettre son téléphone portable, un élément de preuve clé. L’avocate a conclu en soulignant que le réquisitoire ne couvre pas l’intégralité du dossier. Un expert impliqué dans l’enquête a évalué la plaignante, notant qu’elle ne présente pas de tendances à la fabrication ou à des troubles délirants, mais cela ne valide pas nécessairement ses affirmations.

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