Lors d’une audition de surveillance du Congrès qui s’est rapidement transformée en spectacle, la performance de la procureure générale américaine Pam Bondi est devenue un point central pour l’examen public et la satire numérique. L’audition, destinée à examiner les opérations du Département de la Justice sous sa direction, a été marquée par une approche confrontante de la part de la procureure elle-même.
Au cours des cinq heures de témoignage, Bondi consultait fréquemment un document qu’elle qualifiait de « livre de brûlure », un recueil d’insultes préparées à l’avance visant les législateurs qui posaient des questions difficiles. Cette tactique, caractérisée par cris, insultes et invectives, a dominé la procédure, assurant à l’événement une large couverture dans les programmes de comédie de fin de soirée, qui se moquaient de son aspect théâtral.
Un pivot raté et les conséquences mémétiques
Cependant, le moment qui a véritablement catalysé une vague de moqueries en ligne s’est produit lors d’une tentative de détourner la critique. Lorsqu’on lui a posé des questions sur la gestion de son département concernant l’affaire très médiatisée de Jeffrey Epstein, Bondi a tenté de faire pivoter la discussion brusquement. Dans une déclaration qui a immédiatement résonné sur les plateformes de médias sociaux, elle a déclaré, « le Dow dépasse 50 000 ».
Ce non-sens, destiné à détourner l’attention des enjeux substantiels, a été perçu comme une évasion flagrante de la responsabilité. La déconnexion entre la gravité de l’enquête du Congrès et sa remarque économique jubilatoire s’est avérée irrésistible pour les impulsions satiriques d’internet. Par conséquent, la déclaration de Bondi est devenue le texte fondamental d’une avalanche de memes et de posts critiques sur les réseaux sociaux, consolidant ainsi l’héritage de l’audition dans la culture populaire bien au-delà des murs du Congrès.