Le match aller des barrages de la Ligue des Champions entre Galatasaray et la Juventus s’est déroulé dans le chaudron enflammé de Rams Park à Istanbul, une arène où, comme l’a justement souligné Luciano Spalletti, tout semblait s’embraser. Au milieu de l’atmosphère électrique du stade, les deux équipes ont commencé avec une intention offensive, mais aucune n’a réussi à établir un contrôle sans ambiguïté, contribuant plutôt à un rythme qui s’accélérait à mesure que les minutes passaient.
La première occasion claire s’est matérialisée à la 11e minute par une frappe enroulée de Yildiz, jouant à domicile, que Sánchez a déviée pour un corner. Peu après, à la 15e minute, une contre-attaque rapide de l’équipe turque a abouti à un centre périlleux qui a frôlé de peu sa cible, soulignant la menace que représentait l’hôte. La Juventus a répliqué avec vigueur, et leur persévérance a porté ses fruits lorsqu’une action méticuleusement construite a vu une frappe basse depuis le bord de la surface, habilement guidée dans le coin inférieur, offrant aux géants italiens une précieuse avance à l’extérieur.
Un effondrement enflammé à Istanbul
Galatasaray, cependant, a refusé de se laisser submerger par le revers. Exploitant l’énergie fervente de ses supporters, ils ont intensifié leur pression, et leur égalisation est arrivée avant la mi-temps. Une livraison précise sur coup de pied arrêté a trouvé une tête sautante dans la surface, le ballon passant au-dessus du gardien pour rétablir la parité. Lune secondee période a commencé avec une équipe locale montrant une agressivité accrue, leurs vagues incessantes d’attaque finissant par à nouveau percer la défense de la Juventus pour compléter le retournement.
Le visage du match a changé de manière irréversible à la 67e minute lorsque le défenseur de la Juventus Cabal a reçu un second carton jaune pour une faute imprudente, réduisant son équipe à dix hommes. Ce désavantage numérique s’est avéré catastrophique pour les visiteurs. Galatasaray, sentant la vulnérabilité, a lancé une offensive dévastatrice. Exploitant l’espace supplémentaire et une défense visiblement désorganisée, ils ont marqué trois autres fois en une période de vingt minutes impitoyable, transformant une rencontre compétitive en une déroute sans pitié.

Le coup de sifflet final a confirmé une victoire stupéfiante de 5-2 pour Galatasaray, un score qui leur confère non seulement un avantage écrasant pour le match retour, mais qui laisse également la Juventus littéralement et figurativement brûlée par le feu de Rams Park. La formation italienne doit désormais relever un défi monumental pour inverser ce déficit de trois buts, leurs ambitions en Ligue des Champions étant suspendues à un fil après un effondrement défensif d’une ampleur dramatique.