Dans une interview récente avec The Hollywood Reporter, Kristine Belson et Damien de Foberville, les présidents de Sony Pictures Animation, ont exprimé une position ferme concernant la stratégie de distribution de leur dernier projet d’animation. Ils ont manifesté une conviction profonde selon laquelle une approche prioritaire sur le streaming n’était pas simplement une alternative, mais la voie optimale pour la portée et l’impact du film.

Ce choix stratégique a été largement validé par la performance sans précédent du film. Intitulé ‘Kpop Demon Hunters’ et mettant en scène le groupe HUNTR/X, la production a rapidement atteint le statut de sensation mondiale dès sa sortie. Atteignant une étape monumentale, elle a dépassé les records d’audience du ‘Red Alert’ précédemment dominant en seulement quelques mois après sa première sur Netflix. Par conséquent, le film détient désormais le titre distingué de le film le plus regardé de l’histoire de la plateforme, un témoignage de son attrait massif et du pouvoir de la distribution numérique.

L’impératif stratégique derrière une sortie en streaming

En réfléchissant à cette réussite exceptionnelle, les dirigeants du studio ont souligné que la décision de renoncer à une sortie traditionnelle en salles était délibérée et au cœur du triomphe du film. Belson et de Foberville ont précisé que la nature intrinsèque du projet, son cœur thématique, et son public cible faisaient du service de streaming un partenaire indispensable. L’expérience de visionnage globale, immédiate et communautaire offerte par la plateforme était jugée essentielle pour un titre si profondément lié à la culture musicale contemporaine et conçu pour un engagement massif et simultané.

Les commentaires des dirigeants révèlent un changement de perspective calculé, où la mesure du succès dépasse le simple revenu au box-office pour englober la pénétration directe et mondiale du public. En privilégiant l’accessibilité et en exploitant la vaste base d’abonnés de Netflix, ‘Kpop Demon Hunters’ a atteint une empreinte culturelle qui aurait pu être dispersée ou retardée par des fenêtres cinématographiques conventionnelles. Ce résultat, suggèrent-ils, confirme la clairvoyance de leur première évaluation selon laquelle le destin du film était inextricablement lié au modèle de streaming, une conviction désormais renforcée par ses chiffres d’audience historiques.