Aucune provocation ne peut servir de justification au racisme, surtout lorsqu’elle est invoquée par quelqu’un qui s’est lui-même livré à de telles pratiques. Ce principe a été clairement illustré lors d’un match entre Cádiz et Valence en avril 2021. Le joueur franco-guinéen Mouctar Dikhaby a menacé de quitter le terrain, affirmant que le défenseur de Cádiz, Juan Cala, l’avait traité de “merde noire”. Finalement, il a décidé de ne pas abandonner le jeu pour éviter une sanction potentielle.
En réponse à l’incident, laLiga a lancé une enquête officielle. Les responsables ont minutieusement examiné les images de toutes les 14 caméras couvrant la retransmission, analysé les enregistrements audio, et ont même fait appel à une société spécialisée pour une analyse de lecture labiale. Cependant, les conclusions n’ont pas été concluantes. Les experts n’ont pu confirmer que Cala avait prononcé des phrases telles que “merde”, “laisse-moi tranquille” et “désolé, ne te fâche pas”. En conséquence, la ligue n’a trouvé aucune preuve pour incriminer Cala, une situation qui semble refléter le cas actuel impliquant Prestianni, où la preuve accablante semble tout aussi insaisissable.
Une Issue Inévitable
Quelle que soit la résolution finale de la situation de Prestianni, une conséquence est déjà inévitable. Le parallèle ici souligne un défi récurrent dans le football : la difficulté de prouver des accusations de racisme sur le terrain, malgré la gravité des accusations et l’impact profond qu’elles ont sur les personnes impliquées et l’intégrité du sport.