Real Madrid se distingue en tant que seul membre fondateur de la Super League que l’UEFA a explicitement reconnu comme s’étant retiré de l’initiative. Cette évolution marque un tournant significatif dans la dynamique en cours qui a façonné la gouvernance du football européen ces dernières années.
Avec la confirmation de l’accord impliquant Real Madrid, l’UEFA et les Clubs de Football Européens (CFE), il devient impératif de revisiter et de contextualiser la série complexe d’événements qui se sont déroulés lors du conflit de cinq ans souvent appelé la Guerre Froide entre ces entités. Les récits historiques, semble-t-il, pourraient mériter d’être réévalués et peut-être inversés.
Réévaluer la dynamique entre les acteurs clés
Contrairement à la perception dominante d’un antagonisme irrémédiable, il est plausible que les relations entre les protagonistes aient été plus nuancées. Par exemple, l’animosité supposée entre Al Khelaïfi et Florentino Pérez pourrait avoir dissimulé des négociations clandestines concernant Kylian Mbappé, un fait qui contraste avec les déclarations publiques émanant de Paris.
De même, la rhétorique employée par le président de l’UEFA Aleksander Čeferin—qui a autrefois qualifié la Super League de « cartel »—pourrait être interprétée comme une posture stratégique plutôt que comme une hostilité ouverte. Cette perspective invite à reconsidérer l’impartialité et l’équité des mesures disciplinaires et des décisions arbitrales de l’UEFA impliquant Real Madrid, un sujet qui a été vivement débattu, notamment parmi les factions séparatistes.
Une fois ces couches retirées et la pleine portée des interactions reconnue, la dichotomie simpliste ami versus ennemi se dissout, révélant un réseau beaucoup plus complexe de négociations, de jeux de pouvoir et d’intérêts mutuels sous-tendant l’histoire récente du football européen.