Dans une escalade significative des tensions suite à un match controversé de la Ligue des Champions, l’administration du Club de l’Armée Royale du Maroc a officiellement déclaré son intention d’engager une action en justice contre le Al Ahly d’Égypte. Le club a confirmé avoir entamé des démarches officielles auprès de la Confédération africaine de football (CAF), en citant les incidents qui ont entaché la fin de leur rencontre de phase de groupes au Caire.

Dans une déclaration officielle fortement rédigée, la direction de “Le Leader” a vigoureusement condamné ce qu’elle a qualifié de “comportement antisportif” émanant d’une partie des supporters de l’Ahly. Le club a précisé que sa délégation a été confrontée à une menace directe pour leur sécurité, notamment par le biais de “lancer de bouteilles”, un acte qui visait explicitement le bien-être des joueurs et du personnel technique. Insistant sur la gravité de la situation, l’administration a souligné que sa communication officielle à la CAF exige l’application des sanctions les plus sévères prévues par le règlement de l’organisme. Cette démarche décisive, selon la déclaration, est une étape nécessaire pour défendre les principes d’intégrité sportive et garantir la sécurité de tous les participants au match.

Émergence de récits contrastés

Alors que la position du Club de l’Armée Royale est clairement exposée dans son communiqué, les suites de la crise ont été marquées par une “guerre médiatique” parallèle en coulisses. Les récits marocains et égyptiens des événements présentent des narrations radicalement divergentes.

Les médias marocains, dont les reportages sont diffusés sur de nombreux sites d’information, ont documenté des allégations selon lesquelles le joueur Ahmed Hammoudan aurait été agressé par des supporters en sortant vers les vestiaires. Ces rapports corroborent également les affirmations selon lesquelles la délégation aurait été bombardée de bouteilles et aurait été impliquée dans des altercations avec le personnel de sécurité. À l’inverse, des sources de la presse égyptienne ont évoqué des “provocations” présumées de la part des joueurs de l’équipe marocaine à l’encontre des spectateurs. Elles mentionnent des tentatives de certains individus de pénétrer sur le terrain après l’affrontement entre joueurs, un facteur que la partie égyptienne considère comme le principal catalyseur de la colère observée dans les tribunes.

Représentation des moments tendus lors du match

Le prélude tendu à la plainte

Cette plainte officielle du Club de l’Armée Royale intervient après une soirée mouvementée au Stade du Caire, où l’étincelle du conflit plus large a été déclenchée dans les dernières minutes de la première mi-temps. Le terrain lui-même est devenu le théâtre d’affrontements intenses, avec des disputes houleuses et des clashes physiques entre joueurs des deux côtés. Ce tumulte sur le terrain a créé une vague parallèle de tension dans les tribunes, nécessitant l’intervention de l’arbitre pour désamorcer les disputes avant qu’elles ne dégénèrent davantage.

Avec la plainte officielle du Club de l’Armée Royale désormais déposée, le monde sportif attend les conclusions des rapports de l’observateur du match et de l’arbitre. Il est prévu que le Comité disciplinaire de la CAF impose des sanctions financières ou administratives en fonction des preuves et de la documentation fournie. L’objectif principal de toute décision sera de garantir que de telles scènes perturbatrices ne se reproduisent pas lors des prochains tours à élimination directe de la compétition.