L’attaquant norvégien n’est ni flamboyant ni émotionnellement expressif ; ses statistiques constituent sa plus convaincante justification.
Tout au long de l’histoire du football, les joueurs avec des expressions faciales discrètes ont souvent fait face à des critiques injustifiées. Un exemple notable est le premier Benzema, dont l’attitude apparemment distraite et distante le séparait des supporters du Real Madrid, qui privilégiaient le tempérament fougueux de Cristiano Ronaldo. Une performance décevante du Français combinait souvent inefficacité et un air d’indifférence. Cependant, lorsque le légendaire trio BBC a été réduit à sa seule composante B, Benzema semblait transformé—plus efficace et moins émotionnellement détaché. Ce changement lui a finalement valu l’affection des supporters madrilènes.
Parallèles entre l’accueil de Benzema et celui de Sorloth
Une narration similaire s’est déroulée autour de Sorloth, dépassant son passage à Atlético Madrid. Lors de son prêt de deux ans à Real Sociedad, il a inscrit un impressionnant 24 buts, mais n’a pas réussi à se faire aimer par le public d’Anoeta. Son identité norvégienne était indéniablement prononcée, presque comme si elle était taillée dans la glace, ce qui a peut-être contribué à la perception de froideur émotionnelle.
Malgré cela, Villarreal n’a pas hésité à investir en lui, en acquérant ses services pour une somme importante de 10 millions d’euros. Cet engagement financier souligne la confiance du club dans les capacités de Sorloth, indépendamment de son attitude discrète sur le terrain.