Dans un geste marquant exécuté moins d’une journée après sa démission officielle, l’ancien président du FC Barcelone Joan Laporta a fait une apparition inattendue dans les locaux de la Ciutat Esportiva Joan Gamper. Cette visite, survenue à un moment de sensibilité accrue dans les couloirs du club catalan, portait une signification symbolique importante.

Malgré son départ officiel de la présidence, Laporta a délibérément rencontré les joueurs de l’équipe première et l’entraîneur allemand Hansi Flick, aux côtés du directeur sportif Deco. Ce geste, allant au-delà de simples calculs administratifs temporaires, reflétait une volonté claire de transmettre un message de soutien direct aussi bien à la vestiaire qu’au staff technique.

La visite, effectuée en compagnie d’Enric Masip, un confident clé durant le mandat présidentiel le plus récent de Laporta, s’est déroulée dans un contexte exceptionnel. Adoptant le rôle d’« ancien président », Laporta a limité ses interactions à des échanges de salutations et de brèves conversations avec les membres de l’équipe, évitant délibérément toute connotation formelle et conférant ainsi à la scène un caractère particulièrement symbolique.

Un mouvement calculé dans une phase de transition

Cette manœuvre intervient à seulement 24 heures de la démission de Laporta, qui a été déposée parallèlement à celle de 9 membres de son conseil d’administration. Cette étape collective respecte les statuts du club, qui stipulent que les personnes souhaitant se présenter aux prochaines élections doivent d’abord renoncer à leurs fonctions officielles.

Le processus électoral imminent, prévu pour le 15 mars, ouvre désormais la voie à un nouveau chapitre au sein du club. La surprise de Laporta est largement interprétée comme un effort tactique pour maintenir un fil de communication avec l’équipe durant cette période de transition. Elle sert de signal implicite, mais puissant, soulignant sa présence durable dans l’écosystème du club, à quelques semaines seulement de l’entrée de Barcelone dans une nouvelle phase électorale qui promet de rebattre les cartes internes.