Ce qui m’a laissé la impression la plus profonde, et ce qui alimente actuellement un sentiment d’optimisme, c’est la manière dont les joueurs ont affirmé leur dominance, rendant l’adversaire diminué et inefficace. C’était une équipe définie par une initiative proactive plutôt que par une réaction passive.

Pour un étranger qui tente de maîtriser la langue espagnole, l’un des aspects les plus complexes et difficiles réside dans la distinction entre les verbes “ser” et “estar”. La langue française, en revanche, ne possède qu’un seul verbe être. Je connais des compatriotes qui, malgré avoir résidé en Espagne pendant plus de trente ans, ont encore du mal à employer correctement ces deux alternatives espagnoles distinctes.

La quête philosophique du bonheur dans le football

Cela dit, et aussi pour montrer une certaine fierté dans ma propre maîtrise considérable de la langue de Cervantes et de Julio Iglesias, je souhaite souligner un point : atteindre un état de bonheur—”ser feliz”—représente un objectif philosophique qui frise l’inaccessible. Cela est particulièrement vrai, pourrait-on argumenter, pour le supporter d’un club de football, pour qui la passion durable dépasse souvent le contentement permanent.