La confédération nord-américaine de football, CONCACAF, aux côtés de ses 41 Associations membres, a officiellement rejeté la récente proposition de la FIFA concernant la privatisation des grands tournois de football. Cette annonce intervient suite à une opposition similaire de la part de l’organe directeur européen, UEFA, qui a été la première parmi les six confédérations continentales de la FIFA à s’opposer publiquement au plan.
L’initiative controversée, proposée par le président de la FIFA Gianni Infantino, consiste à vendre des parts dans plusieurs des compétitions phares de la FIFA, y compris la Coupe du Monde masculine et féminine ainsi que la Coupe du Monde des Clubs, à des investisseurs privés. Les six confédérations — UEFA, CONMEBOL, CONCACAF, CAF, AFC et OFC — ont disposé d’un délai de 53 jours pour accepter ou rejeter le plan.
La réponse de la CONCACAF a été particulièrement ferme, révélant que la confédération n’a appris la proposition de privatisation que par le biais des médias et exprimant une inquiétude majeure quant à l’absence de consultation préalable avec les organes de gouvernance du football concernés.
LA CONCACAF S’OPPOSE UNITAIREMENT AU PROJET DE PRIVATISATION DE LA FIFA
Dans un communiqué de suivi publié jeudi, la CONCACAF a souligné son engagement fondamental envers le sport et la gouvernance transparente. La confédération a insisté sur le fait qu’au cours de la dernière décennie, elle a travaillé avec diligence pour construire une organisation centrée sur le service et les intérêts à long terme du football.
« L’histoire a montré à la FIFA et à la famille du football ce qui se passe lorsque les gardiens du jeu perdent de vue ces valeurs », indique le communiqué, soulignant les risques liés à la séparation du football de ses principes fondamentaux au profit d’intérêts commerciaux.
Pour traiter la question de manière décisive, la CONCACAF a convoqué une réunion avec les présidents des 41 Associations membres, réaffirmant leur unité et leur opposition au plan de privatisation de la FIFA. Cette position collective marque une résistance croissante au sein de la communauté mondiale du football face aux stratégies de commercialisation proposées par la direction de la FIFA.