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Imaginez un rassemblement où un discours médiocre est accueilli par des applaudissements enthousiastes. L’orateur, encouragé par la réaction du public, se sent triomphant, tandis que les auditeurs repartent avec un sentiment de satisfaction. Pourtant, personne ne reconnaît le manque de mérite du discours. Ce paradoxe, bien qu’il puisse rappeler certains événements politiques contemporains ou des cérémonies de remise de prix théâtraux, a été observé de manière aiguë il y a des siècles par Desiderius Erasmus, l’humaniste et philosophe néerlandais né vers 1466.

Erasmus a fait remarquer de manière célèbre la capacité particulière de l’humanité à renforcer sa propre folie. Une citation souvent attribuée à lui dit : « Moins ils ont de talent, plus ils ont d’orgueil, de vanité et d’arrogance. Tous ces fools, cependant, trouvent d’autres fools qui les applaudissent. » Bien que la formulation précise en anglais soit difficile à confirmer, l’essence de cette déclaration reflète la critique acerbe d’Erasmus sur la nature humaine.

Pourquoi Erasmus pensait-il que les fools attirent des admirateurs ?

Dans son œuvre de 1509, Le Praise de la Folie, Erasmus personnifie la Folie en un personnage prononçant un discours glorifiant son influence sur l’humanité. À travers cette voix satirique, il explore comment l’ignorance et la vanité vont souvent de pair, ceux qui manquent de véritable capacité compensant par l’arrogance. De plus, ces individus ont tendance à trouver des esprits semblables qui renforcent leur confiance erronée, créant ainsi un cycle d’admiration mutuelle parmi les ignorants.

Cette compréhension du comportement humain reste pertinente, mettant en lumière comment les dynamiques sociales peuvent perpétuer l’illusion et l’auto-tromperie à travers les âges. Les observations d’Erasmus continuent de résonner comme une réflexion intemporelle sur l’interaction entre vanité, talent et le renforcement collectif de la folie.

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