Le cirque de la Formule 1 revient cette semaine à Barcelone après le Grand Prix d’Espagne, venant directement du glamour de Monaco, où Andrea Kimi Antonelli a décroché sa cinquième victoire consécutive. À seulement 19 ans, Antonelli émerge rapidement comme la figure phare du Championnat du Monde actuel, captivant l’Italie avec un enthousiasme rappelant l’excitation que l’Espagne a connue lors de l’ascension de Fernando Alonso en 2003.
Le succès d’Alonso à l’âge de 22 ans a marqué le début d’une ère dorée pour les fans de sport automobile espagnol. Le double champion du monde, qui a remporté ses titres en 2005 et 2006, est devenu un héros national et a tenu les spectateurs en haleine pendant plusieurs saisons. Cependant, cette période appartient désormais au passé. Sa dernière victoire remonte à 2013 sur le même circuit de Montmeló qui accueille le Grand Prix d’Espagne. Depuis, l’espoir d’une 33e victoire en carrière est resté hors de portée pour les supporters d’Alonso.
Difficultés face à de fortes attentes
L’aventure d’Alonso chez Aston Martin il y a trois saisons a initialement suscité de l’optimisme. Réaliser huit podiums lors de sa première année avec l’équipe laissait présager un retour en forme et laissait entrevoir des victoires potentielles. Pourtant, les développements suivants ont brisé ces espoirs. L’arrivée d’un nouveau cadre réglementaire et la signature de renom du designer Adrian Newey visaient à améliorer la performance de l’équipe cette saison. Au lieu de cela, la voiture produite n’a pas répondu aux attentes.
Ce contexte éclaire les réactions suite à la dixième place d’Alonso au Grand Prix de Monaco, qui lui a valu un seul point au championnat. Certains titres l’ont décrit comme une réalisation importante — un « puntazo » — mais pour beaucoup d’observateurs, cela ressemble davantage à un modeste « puntito ». La base de fans espagnole, désireuse de revivre les gloires passées, a accueilli ce résultat avec nostalgie, bien que la réalité reste sobering.
La dixième place d’Alonso a été facilitée par la retraite de sept pilotes durant la course, soulignant les circonstances difficiles plutôt que la compétitivité pure. À mesure que la saison de Formule 1 progresse, le contraste entre l’état actuel de la campagne d’Alonso et les succès exaltants de ses débuts demeure un rappel brutal de l’évolution du sport.