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La FIFA a officiellement démenti les affirmations selon lesquelles la finale de la Coupe du Monde 2030 aurait été promise au Maroc plutôt qu’à Madrid dans le but d’obtenir le soutien africain avant les prochaines élections. Ces rapports, initialement publiés par The Times, suggéraient que le président de la FIFA Gianni Infantino utilisait l’attribution du match final à Casablanca comme une manœuvre stratégique pour obtenir le soutien des fédérations de football du continent.

Au cœur de cette controverse se trouve un prétendu accord avec la Confédération africaine de football (CAF), qui représente 54 fédérations membres. Selon les rapports, la FIFA aurait attribué la finale à Casablanca plutôt qu’aux favoris européens traditionnels, Madrid ou Barcelone, qui apparaissent tous deux de manière proéminente dans le dossier d’évaluation officiel de la candidature de la FIFA.

Manœuvres politiques en période de crise

Face à une crise croissante, Infantino a convoqué une réunion privée à Rabat avec ses conseillers les plus proches pour réévaluer sa position et élaborer une stratégie afin de regagner du terrain politique perdu. Son prestige a été affecté après une tentative infructueuse de vendre une participation de 20 % dans la Coupe du Monde et d’autres événements gérés par la FIFA à divers fonds d’investissement, dont l’un aurait été lié à l’ancien président américain Donald Trump.

Utiliser le lieu de la finale de la Coupe du Monde 2030 comme levier politique représenterait une déviation importante par rapport aux attentes passées. Le Stade Santiago Bernabéu à Madrid a longtemps été considéré comme le lieu privilégié pour la finale, en grande partie en raison de la relation étroite d’Infantino avec le président du Real Madrid Florentino Pérez. Cette alliance avait positionné Madrid comme le principal candidat dans le processus de candidature.

Cependant, les liens de plus en plus étroits d’Infantino avec le Maroc et le roi Mohammed VI ont introduit une incertitude dans le processus de sélection, menaçant le statut favori de Madrid. Un tel changement pourrait être interprété comme un effort stratégique pour consolider le soutien au sein de la communauté footballistique africaine, un bloc électoral crucial avant l’élection présidentielle de la FIFA prévue pour le 18 mars.

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