Depuis 2022, les quatre tournois du Grand Chelem ont adopté une règle unifiée utilisant un tie-break de 10 points pour départager les matchs qui atteignent 6-6 dans le dernier set. Cet ajustement, connu sous le nom de « super tie-break », a transformé la façon dont les sets décisifs se concluent aussi bien en simple qu’en double.
Notamment, l’Open de France 2022 a été marqué par un moment historique lorsque Camilo Ugo Carabelli a remporté une victoire en cinq sets contre Aslan Karatsev au premier tour, marquant la première fois à Roland-Garros qu’un match était décidé par un tie-break final de 10 points. Cette étape a souligné l’impact du changement de règle synchronisé, qui avait été convenu par les quatre organismes du Grand Chelem plus tôt cette année-là.
L’évolution du système de scoring au tennis et la durée des matchs
Le tennis, dont les racines remontent au France monastique du XIIe siècle, a longtemps résisté aux égalités, insistant sur un vainqueur définitif pour chaque match. Cependant, le format traditionnel conduisait parfois à des matchs marathon, s’étendant sur plusieurs heures ou plus, alors que les joueurs luttaient pour briser les égalités dans le dernier set. Contrairement à d’autres grands sports comme le football, le basketball ou la boxe, qui fonctionnent dans des limites de temps fixes, les matchs de tennis pouvaient théoriquement durer indéfiniment.
En réponse à cela, le sport a progressivement cherché des solutions pour limiter la durée excessive des matchs tout en préservant l’intégrité de la compétition. Le super tie-break de 10 points représente la dernière étape de cette évolution, offrant un mécanisme clair et équitable pour conclure rapidement les matchs une fois que les joueurs atteignent une égalité de 6-6 dans le dernier set.