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Prince Ali bin al-Hussein, président de la Fédération de football jordanienne (JFA) et membre de la famille royale jordanienne, a publiquement critiqué la FIFA pour ce qu’il décrit comme un mauvais traitement des officiels de football lors de la récente Coupe du Monde, des primes impayées, et des tactiques coercitives présumées visant à influencer les votes en faveur de Gianni Infantino lors de la prochaine élection présidentielle de la FIFA.

Dans un message détaillé sur les réseaux sociaux, Prince Ali a souligné plusieurs défis rencontrés par la JFA lors de leur première participation à la Coupe du Monde. Il a mis en avant les obstacles importants rencontrés par une petite fédération de football aux ressources limitées, notamment en ce qui concerne l’accès des supporters et les charges financières.

Parmi les problèmes évoqués figurait la difficulté à obtenir des visas pour les supporters jordaniens voyageant aux États-Unis, malgré la possession de billets officiels, qui auraient été vendus à des prix gonflés. De plus, l’équipe jordanienne a été soumise à une fiscalité par le gouvernement américain via la FIFA, un coût qui n’a apparemment pas été imposé aux équipes basées au Canada ou au Mexique pendant le tournoi.

Primes impayées et pression politique

Prince Ali a également attiré l’attention sur le retard persistant dans le paiement des primes dues aux joueurs jordaniens, en suspens depuis décembre. Le chef de la fédération jordanienne a accusé la FIFA d’utiliser cette récompense impayée pour exercer une pression sur les fédérations de football, insinuant que la rétention des fonds servait de « chantage » pour influencer les votes en faveur d’Infantino.

Cette controverse se déroule dans un contexte de turbulences au sein de la FIFA, marqué par le rejet du plan d’Infantino visant à privatiser 20 % des droits commerciaux de la Coupe du Monde et d’autres compétitions de la FIFA. Les tensions croissantes au sein de l’organisation semblent déborder sur le traitement réservé aux fédérations membres et à leurs officiels.

La déclaration de Prince Ali offre un aperçu rare et sincère des griefs des fédérations nationales de football qui luttent sous la gouvernance actuelle de la FIFA, ainsi que des complexités auxquelles sont confrontées les petites nations dans le paysage mondial du football.

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