Après plus de trois décennies sans décès, la Pennsylvanie a signalé ses premières morts dues à la rougeole depuis 1991. Le Département de la Santé de Pennsylvanie a annoncé mardi que deux personnes du comté de Lancaster ont succombé au virus hautement contagieux. Les deux victimes n’étaient pas vaccinées, et les autorités ont retenu d’autres détails afin de respecter la vie privée des familles.
Ce développement rappelle un chapitre sombre de l’histoire de la santé publique en Pennsylvanie. Les dernières morts par rougeole dans l’État ont eu lieu lors d’une grave épidémie à Philadelphie entre 1990 et 1991, lorsque neuf enfants ont perdu la vie.
L’épidémie de rougeole à Philadelphie en 1990-91
L’épidémie à Philadelphie a enregistré plus de 1 400 cas de rougeole, affectant principalement des enfants. Le virus s’est propagé rapidement au sein de certaines communautés religieuses, notamment la Congrégation Faith Tabernacle et l’Église de l’Évangile du Premier Siècle. Ces groupes s’opposaient à la vaccination et aux traitements médicaux conventionnels, préférant la guérison par la foi. Selon les données du CDC, environ 480 cas et six décès étaient directement liés à ces congrégations.
La crise a escaladé au point que les responsables de la santé publique ont demandé des ordonnances judiciaires pour hospitaliser des enfants gravement malades et vacciner d’autres enfants malgré l’opposition de leurs parents. Les autorités ont effectué des visites à domicile dans les quartiers affectés à mesure que le nombre de morts augmentait, soulignant la gravité de l’épidémie et les défis rencontrés pour la maîtriser.