La collaboration entre Nintendo et Amazon a connu une rupture significative durant les dernières années de présence sur le marché des consoles DS et Wii. Cette interruption du partenariat a été révélée par Reggie Fils-Aimé, l’ancien président de Nintendo of America, qui a raconté un échange éclairant avec un haut dirigeant de l’entreprise de Jeff Bezos. Le contexte de cette discussion, tel que rapporté par IGN, tournait autour de l’ambition d’Amazon de renforcer sa présence dans le secteur du jeu vidéo en rivalisant de manière agressive sur les prix.
Négociations et désaccords sur les stratégies de marché
Lors d’une conférence organisée à New York University, Fils-Aimé a révélé qu’Amazon recherchait un niveau exceptionnel de soutien financier de la part de Nintendo, destiné à permettre au détaillant de sous-coter ses concurrents tels que Walmart, un géant américain du commerce de détail. La demande implicite était que Nintendo fournisse un soutien financier substantiel, subventionnant ainsi les prix d’Amazon pour garantir les tarifs les plus bas du marché.
Fils-Aimé a décrit la demande d’Amazon comme « une somme obscène de soutien », soulignant à quel point l’entreprise comptait exploiter les ressources de Nintendo pour dominer le marché par la concurrence sur les prix. Cette demande a finalement conduit Nintendo à refuser de collaborer avec Amazon dans de telles conditions, estimant que céder à ces termes frôlerait l’illégalité.
La révélation candide de l’ancien dirigeant met en lumière les complexités en coulisses du paysage de la vente au détail de jeux vidéo durant une période charnière. La rupture des relations illustre les tensions entre la préservation de l’éthique commerciale et l’adaptation à des stratégies de marché agressives proposées par des plateformes de commerce électronique dominantes.