Au cours de la dernière décennie, une fixation intense s’est développée autour de l’héritage du club — principalement son stade et la Super League — ainsi que la gestion financière exemplifiée par ses efforts de privatisation.
Je me souviens distinctement des circonstances et des motivations qui m’ont conduit à voter pour Florentino Pérez en 2000. Ayant tout juste fêté mes 18 ans, j’ai abordé cette étape démocratique avec sérieux. Désillusionné par le mandat d’un président peu charismatique qui favorisait de manière controversée ses propres enfants dans les équipes de football et de basketball — imitant un style de gestion rappelant Jesús Gil — je cherchais un changement. Les membres du club étaient confrontés à l’incertitude, et pour moi, le transfert de Figo était insignifiant. Ce qui m’a réellement convaincu, ce sont deux engagements fermes de Florentino : l’établissement d’un code éthique strict interdisant aux sociétés des membres du conseil d’administration de faire des affaires avec le Real Madrid et la délégation des décisions sportives à Jorge Valdano.
Premiers succès et gouvernance éthique
Les premières années sous la direction de Pérez ont été marquées par un succès remarquable. Son respect des promesses déclarées était évident, car Valdano incarnait une représentation professionnelle, courtoise et raffinée des affaires du club. Cette approche contrastait fortement avec la gestion précédente et symbolisait une nouvelle ère d’intégrité et de compétence dans le domaine sportif.